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InDesign 1.5 (Sherpa) était déjà devenu le principal outil de travail d’une frange d’infographistes dans la profession. InDesign 2.0 (Anapurna) avec la gestion de la transparence et des tableaux chaînés, fut la chiquenaude qui a révolutionné la PAO et qui a fait basculer un grand nombre d’agences et d’institutions. InDesign 3.0 (CS) (Dragontail) avec son interface améliorée, ses Styles Imbriqués et ses fonctions pré-presse inégalées, confirme la supériorité absolue du logiciel de mise en page d’Adobe sur celui de Quark.
Que nous apporte la version 4.0 (Firedrake) à part une politique tarifaire qui frise l'indécence ? Un grand nombre de nouveautés qui ratissent large :
LE "TOP 10 DES NOUVELLES FONCTIONS" SELON ADOBE
Il y en a d’autres et nous les étudierons succintement dans ce document mais après l’éblouissement du premier instant...
Devant ce déferlement de fonctions tous les dix-huit mois depuis quatre ans et demi, la médaille possède aussi un revers pas très reluisant : de plus en plus de fonctions spectaculaires sont ajoutées, souvent de manière incomplète, et pas mal de fonctions apparues dans les versions 2 et 3 ne sont toujours pas complétées ou corrigées, ce qui réduit la pertinence du discours marketing d’Adobe dans certains domaines. Exemples :
Pour pallier ces gros défauts, dans certains cas, les plug-ins (sortez le portefeuilles) et les scripts peuvent nous faire gagner un temps précieux. Il s’agit de petits programmes qui utilisent des codes particuliers qui exécutent des tâches répétitives tout en exploitant à fond les fonctions même cachées du logiciel. Mais écrire un script nécessite une bonne connaissance soit du langage de programmation AppleScript sur Mac, Visual Basic sur Windows, ou JavaScript commun pour les deux plateformes. À mon avis, seuls 1 ou 2% des infographistes savent scripter et un script personnalisé est généralement facturé entre 50 et 250 euros pour quelques heures de programmation et de tests. Je propose un service de création de scripts en JavaScript (Mac et PC) personnalisés, il suffit de m’écrire à branislav@milic.com. Malgré ces quelques lacunes parmi d’autres, InDesign reste le logiciel de mise en page le plus puissant sur le marché et remporte tous ces duels avec QuarkXPress que ce soit en création, en production ou en prépresse. Même InDesign 2.x explose QuarkXPress 6.5 dans de nombreux domaines, alors ne parlons même pas de la version 3 et de l’actuelle version 4. Mais souvenez-vous que la gestion des documents multiversions ou multilingues, ainsi que le Rechercher/Remplacer, souffrent de lacunes qui peuvent rendre fastidieuses certaines opérations évidentes au premier abord (plus amplement expliqué dans le Guide au format PDF). [Retour à la Table des Matières]
Le processus d’installation est celui que l’on applique maintenant depuis des années. Installer le premier CD, double-cliquer le fichier d’installation et suivre les instructions en introduisant votre nom et le numéro de série. Une fenêtre vous propose également d’installer toute la Suite ou l’un ou l’autre composant séparèment. La durée de l’installation sur les machines suivantes :
Mais sachez que pour un confort de travail digne d’un poste de PAO (basculer rapidement entre applications, prévisualiser les fichiers graphiques), une RAM d’1Go est fortement conseillée. InDesign 4 est plus réactif sur mon PowerBookG4 à 1 GHz avec 1 Go de RAM que sur mon Mac Mini G4 à 1,42 GHz avec 512 Mo de RAM. Et la carte graphique d’un Mac Mini n’est pas suffisament puissante pour un travail intensif en PAO. Mais il faut d’abord s’assurer que vous rencontrez sur votre configuration les spécifications techniques minimales requises... Macintosh :
Windows :
La cohabitation entre versions La Creative Suite 2 peut cohabiter avec la Creative Suite 1 et même avec Photoshop 7, Illustrator 10, InDesign 2 mais pas avec Acrobat 5. Acrobat 6 semble bien accepté dans cet environnement hétérogène mais préférez le travail du PDF dans Acrobat 7, moins buggé et plus véloce que son prédécesseur. Capture... Ce qui est apparent après l’installation Dès l’installation terminée, apparaîtra sur la barre des menus du Finder de Mac OS X et sur la Barre des Tâches de Windows une feuille verte qui donne accès à Version Cue, le module de gestion de projets. Il est aussi accessible via Pomme > Préférences Système de Mac OS X (Panneau de configuration de Windows). Vous y remarquerez que les deux versions cohabitent et que chacune ne s’occupera que des versions de logiciels qui lui sont contemporaines. Voir à ce sujet le chapitre consacré à Version Cue. Dans le dossier Applications, les versions CS1 et CS2 des logiciels cohabiteront et créeront chacune leurs jeu de préférences distincts. Donc les deux mondes cohabitent. Si des composants ont été mis à jour par Adobe juste avant votre achat, dès l’installation terminée, vous pouvez demander de lancer une inspection des serveurs Adobe. L’application Adobe Updater, logée dans le dossier Applications > Utilitaires, peut aussi être lancée manuellement et elle détectera et vous proposera d’effectuer la mise à jour. L’Adobe Updater est configurable en le double-cliquant tout simplement, il effectuera par la même occasion une vérification.
La Creative Suite 2, ou les logiciels de cette Suite installés séparément, nécessitent d’être activés par un serveur Adobe. Dès l’installation terminée (ou dès le lancement d’une application), une fenêtre vous invite à sérialiser la Creative Suite 2 et donc toutes ses applications. Vous n’êtes pas obligés de sérialiser la Suite immédiatement, une période d’évaluation de trente jours vous est accordée. Mais à chaque lancement un message vous rappellera de sérialiser la Suite. Passés les trente jours, vous serez obligés d’activer en ligne la Suite pour continuer à l’utiliser, c’est comme si vous aviez travaillé sur une version d’évaluation mais les fichiers produits seront lisibles par une version sérialisée ; normal, vous avez payé la licence. Sur invitation de sérialisation, il suffit de cliquer sur Activer et le logiciel devient utilisable. Oui, cela signifie que vous devez idéalement disposer d'une connexion Internet. L’opération d’activation ne dure que quelques secondes. L'activation peut aussi se faire via téléphone mais à ce jour les modalités précises ne sont pas encore connues même si un numéro de téléphone 0800 pour la France est indiqué. La licence vous autorise toutefois à utiliser le même logiciel sur deux ordinateurs différents en effectuant donc deux fois la procédure d’installation et d’activation. En fait, vous pouvez installer le logiciel sur autant de machines que vous le souhaitez mais seulement deux ordinateurs pourront obtenir la clé d’activation pour exécuter ces deux applications. Si vous désirez utiliser l’application sur un troisième ordinateur, vous devrez d’abord désactiver la clé d’autorisation d’un des deux ordinateurs via le menu Aide d’InDesign > Transférer l’activation... puis cliquer sur le bouton Transfert. La licence transférée, InDesign sera alors désactivé, puis va quitter et vous ne pourrez plus l’utiliser sur cet ordinateur. Les autres applications continueront de tourner mais dès que vous les aurez quitées, elles ne seront plus utilisables (la faille que les pirates exploiteront ?) Vous trouvez le principe de l’activation scandaleux ? Je ne vois pas pourquoi ce serait un scandale puisque vous pouvez installer l’application sur deux machines, ce qui était déjà le cas auparavant avec la licence Adobe et qu’en plus l’opération est transparente et ne dure que trois secondes. Vous sortez avec votre portable ? Transférez la clé sur celui-ci avant de sortir. Vous avez besoin de plus de deux licences ? Achetez-en une supplémentaire ou achetez une licence multipostes. Vous avez besoin de dizaines de licences pour votre entreprise ? Adobe vous vendra une licence multipostes (numéro de série unique) qui ne nécessitera pas d’activation en ligne. Les problèmes éventuels
Faire cohabiter InDesign 4 avec des versions précédentes ? En principe, il n’y a aucune problème à ce qu’InDesign 3 et 4 fonctionnent sur le même disque dur et ils peuvent même tourner en même temps. [TDM] Enregistrement au format InDesign CS (3.x) Une des plus grandes critiques émises par les utilisateurs d’InDesign CS était l’incapacité de celui-ci à enregistrer les fichiers au format InDesign 2.x, cassant ainsi le flux de travail entre certains utilisateurs n’ayant pas tous fait la mise à jour. Le mode d’emploi indiquait que l’opération était possible par l’exportation au format InDesign Interchange (.INX) et par l’ouverture dans InDesign 2.x moyennant l’installation de deux plug-ins qui n’ont finalement jamais été rendus publics par Adobe. Les modes d’emploi étaient déjà imprimés mais au dernier moment les ingénieurs décidèrent de ne pas rendre disponibles les dits-plug-ins en raison de certains problèmes techniques. InDesign 3.x et 4.x étant basés sur le même format de fichier (différent de la version 2.x) le retour en arrière est à présent possible via Fichier > Exporter > InDesign CS Interchange. Il suffit alors d’ouvrir dans InDesign 3.x le document .INX qui devient un "Sans titre". À noter toutefois que les fonctions spécifiques à InDesign 4 ne sont pas récupérées par InDesign 3.x sauf les Puces & Numérotations qui peuvent être "aplaties" pour ne plus dépendre d’une fonction spécifique, mais on perd alors la flexibilité de leur gestion à moins que vous ayez le PageMaker Plug-in installé dans InDesign 3.x. Notez toutefois que le copier-coller d’objets InDesign 4 vers InDesign 3 n’entre pas en ligne de compte d’une gestion INX. Les objets et effets complexes sont fusionnés en PDF transparents sans possibilité d’édition dans InDesign 3. [TDM]
Ancrage sur les bords de l’écran Les palettes (qui présentent dorénavant des formes plus voluptueuses) et les fenêtres des documents peuvent à présent être fixées/magnétisées sur les quatre côtés de l’écran (seulement les côtés latéraux dans InDesign 3.x), y compris sur le Dock de Mac OS X où la Barre des Tâches de Windows en tenant compte de leur statut "masqué/affiché" et même si ceux-ci sont placés sur les côtés de l’écran. Sur Windows, les bords de la fenêtre de l’application peuvent également être utilisés pour y fixer des palettes et des fenêtres. Désactivation temporaire de l’affichage Une nouvelle Préférence dans les Performances d’Affichage concerne l’outil Main. Si elle est activée, elle permet pendant que l’outil Main est utilisé, de :
Adobe affirme que le gain de temps est de 40% et il est effectivement notable. Affichage, Repères et Grilles Comme dans les récentes versions de Photoshop, une rationalisation des fonctions d’affichage et de verrouillage à été opérée, surtout pour les repères et les grilles. On peut maintenant choisir d’afficher sélectivement certaines éléments faisant partie de la catégorie "Repères", et des raccourcis-clavier ont été ajoutés. Dans InDesign 3.x. pour ne masquer que les repères, on les plaçait sur un calque spécifiquequ’il suffisait de masquer. Qui n’a pas un jour déplacé par mégarde les repères de colonne ? Ils sont à présent verrouillés par défaut et si ça vous chante vous pouvez les dévérouiller via le menu Affichage comme le montre la précédente capture d'écran.
Ouverture des documents QuarkXPress Passport InDesign 4 peut ouvrir et convertir les fichiers QuarkXPress Passport 3.3 à 4.1, à savoir contenant plusieurs dictionnaires de langue. InDesign 3.x n’ouvrait que les fichiers enregistrés en mode "Langue unique". D’après Adobe, le moteur de conversion de texte des fichiers QuarkXPress a aussi été sensiblement amélioré pour accélérer la conversion. Rapidité de conversion des documents PageMaker Le moteur de conversion de texte des fichiers PageMaker a été amélioré pour plus de vélocité. InDesign 4 ouvre les fichiers PageMaker 6.0, 6.5 et 7.0. Vignettes des fichiers Dans les Préférences d’InDesign 3.x on pouvait activer une fonction qui ajoute dans l’en-tête du fichier une vignette de prévisualisation de la première page. Cette vignette était alors visible dans l’Explorateur de fichiers de Photoshop et dans les fenêtres de dialogue d’ouverture. InDesign 4.x anticipe les projets d’Apple et de Microsoft de proposer des vignettes de plus de 128 x 128 pixels, 256 x 256, 512 x 512 et 1024 x 1024 pixels afin d’accélerer la prévisualisation dans Bridge, le nouvel Explorateur de fichiers Adobe, et dans les systèmes de recherche de fichiers intégrés aux systèmes d’exploitation. En effet, au lieu de lire le contenu de fichiers lourds, on accèderait directement à une prévisualisation de qualité.
Fonctions de Déplacements de Pages Au sommet du menu Pages, dans le menu local de la palette du même nom et via menu contextuel sur les icônes de pages, de nouvelles actions de déplacement de pages ont été ajoutées : Supprimer les pages, Déplacer les pages, Insérer des pages,.... Dans les versions précédentes, la méthode manuelle était privilégiée mais ce n’était pas très contraignant sauf pour les producteurs de documents longs. InDesign rejoint ainsi QuarkXPress dans ce domaine. Menus Contextuels Ctrl-clic sur Mac ou Clic-droit sur Windows, permettent d’afficher les options relatives à la gestion des pages en cliquant sur l’icône d’une page-type ou d’une page.
Styles d’objet Au même titre que les Styles de Paragraphe et de Caractère dans leurs principes de création, d’application partielle ou intégrale, de modification,.... on peut à présent créer des Styles d'Objets qui comportent des attributs comme les effets de transparence, les options de bloc-texte, les contours, les fonds, les effets d’arrondis, les options d’objets (surimpression, non impression), le premier Style de Paragraphe à appliquer en interne s’il s’agit d’un bloc-texte, nombre de colonnes,... Dans cet exemple...
Toujours au même titre que le choix d’un Style par défaut dans les blocs-texte créés, on peut choisir un Style d’Objet par défaut pour tout nouveau bloc créé ou pour tout nouveau bloc-texte créé suite à une importation manuelle ou automatique. En fait je pourrais vous écrire une page entière sur tout ce que l’on peut faire avec les Styles d’Objet mais si vous connaissez déjà les fonctions complètes des Styles de texte, et bien vous avez déjà tout compris. C’est une des fonctions les plus impressionnantes de cette nouvelle version ou l’automatisation atteint, avec les Styles Imbriqués, le chaînage automatique et la Fusion des Données des sommets encore jamais atteints par un logiciel de mise en page. [TDM] Conversion des formes Une des toutes dernières lacunes d’InDesign par rapport à QuarkXPress était l’absence de conversion de formes rectangulaires en cercles, en polygones, en rectangles à coins arrondis. Les options de conversion sont celles qui figurent dans les options du menu Objet > Effets d’arrondis. Quant à la conversion en forme polygonale, elle se base sur les réglages arrêtés dans l’outil Polygone (en double-cliquant dessus). Cerise sur le gâteau, des boutons de conversions rapides de formes sont accessibles via la palette Pathfinder. [TDM] Pathfinder et Effets d’Arrondis sont maintenant bons amis Dans InDesign 3.x, les options du Pathfinder s’appliquaient mal sur des objets comportant des effets d’arrondis ; elles n’en tenaient compte que partiellement voire pas du tout. Le problème a été résolu : Pathfinder ajoute des points d’ancrage supplémentaires pour assurer le dessin correct des objets fusionnés. Gestion des tracés vectoriels Menu Objet > Tracés propose une série de fonctions pour ouvrir des formes fermées. Un simple clic sur un point d’ancrage et on peut créer une ouverture à cet endroit. On peut également joindre facilement deux points d’ancrage et comme depuis la version 1.0, on peut changer la direction d’un tracé (début/fin) pour réorienter une flèche par exemple. Pour ces fonctions également la palette Pathfinder (capture précédente) recèle de petits boutons pour une action immédiate sans dérouler le menu Objet. [TDM] Flexibilité de la Bibliothèque Dans les versions précédentes, on devait sélectionner et ajouter les objets d’une page un par un dans la Bibliothèque. Si tous les objets étaient sélectionnés et l’adjonction commandée, l’ensemble des objets étaient ajoutés en tant que groupe unique. À présent, vous pouvez sélectionner plusieurs objets en même temps et demander d’ "Ajouter tous les objets de la page (Objets séparés)", ils seront ainsi ajoutés séparement dans la Bibliothèque. Aussi, lorsqu’un objet a été placé dans la Bibliothèque mais entretemps modifié sur la page, il suffit de sélectionner conjointement l’objet sur la page et l’objet dans la Bibliothèque, et de choisir "Mettre à jour l'élément de Bibliothèque". Duplication mémorisée d’objets InDesign ne permettait pas comme dans QuarkXPress de dupliquer via raccourci-clavier des objets en reprenant les coordonnées introduites dans la fenêtre Édition > Exécuter & Répéter. C’est maintenant possible et le raccourci pour la duplication à la chaîne est Pomme-Alt-Maj-D / Ctrl-Alt-Maj-U. Quel progrès ! Transformations répétées Accessible via Objet > Transformations répétées ou via raccourcis-clavier, cette série de fonctions permet de réappliquer au même objet ou à plusieurs autres objets individuellement ou pris ensemble les dernières opérations de mise à l’échelle, de rotation, de déformation, d’ajustement et de redimensionnement avec la Flèche Noire. Plusieurs cas de figure : vous pouvez appliquer les dernières opérations de transformation ou la toute dernière opération sur un ou plusieurs objets. De plus, en choisissant la version "individuelle" dans la fonction Transformation répétée, vous pouvez appliquer ces opérations à une sélection d’objets prises dans leur ensemble en tant que groupe ou individuellement, chaque objet dans ce cas est alors traité sur son propre axe/point de référence. Une nouvelle séquence chaîne d’opérations commence après avoir appliqué une Transformation répétée et si vous ne changez pas d'objet. Attention : on entend par "transformation" : déplacement, rotation, mise à l'échelle et déformation, que ce soit manuellement ou via les fenêtres de dialogue. [TDM] Représentation d’un groupe Le cadre de sélection d’un groupe affiche à présent des pointillés pour le distinguer du cadre de sélection d’un objet sélectionné seul. Dommage qu’il n’y ait toujours pas une représentation différente pour les images par rapport à leur masque... Objets ancrés Utilisateurs de FrameMaker, soyez ravis. Vous en rêviez, vous êtes servis. Comme dans QuarkXPress, on pouvait coller un bloc-image, un bloc-texte ou un objet non attribué dans le flux de texte, ce qui transformait cet objet en objet ancré se déplaçant au gré des corrections de texte. Ici l’objet ancré n’est pas seulement cantonné au bloc-texte qui le contient, il peut en sortir ! Une foule de réglages, accessibles via menu contextuel > Objets ancrés > Options..., permettent de caler relativement cet objet ancré flottant par rapport au bord du document, à la marge, aux abords du bloc-texte, à la hauteur de capitale, à la hauteur d’œil, à la ligne de base, à la reliure,.... Toutes ces positions peuvent être ajustées avec des valeurs de décalages vertical et horizontal. Et bien sûr lorsque le flux de texte est modifié, l’ancre bouge et l’objet ancré la suit. On peut également fixer une limite de déplacement vertical. Si l’ancre atteint la marge inférieure de la page de gauche, l’objet ancré lui n’ira pas plus loin que la marge. Et si l’ancre passe à la page de droite, l’objet ancré va se placer en mode miroir sur la page de droite et suivre donc l’ancre. [TDM] Habillage des objets ancrés Une des limitations des objets ancrés d’InDesign 1.x à 3.x par rapport à QuarkXPress était l’impossibilité de contrôler l’habillage de texte autour de cet objet. C’est à présent possible grâce à une gestion presque complète de l’habillage via la palette Habillage. Si le masque de l’image est modifié via Objet > Masque ou manuellement, la composition du texte s’adapte en conséquence. "Presque complète" puisque l’habillage n’agit pas au-dessus de l’objet ancré mais uniquement sur les côtés et sur la partie inférieure. L’habillage toutefois n’agira qu’au sein du bloc-texte qui comporte l’objet ancré et n’influencera aucunement les textes dans les blocs environnants.
Nouvelles options d’importation des fichiers Word et RTF La fenêtre de dialogue a pris de l’embonpoint mais dans le bon sens. On peut caractériser l’importation des notes de bas de page et choisir les styles à appliquer pour les formater. Il manquait aussi cruellement à InDesign une fenêtre de gestion des Styles de Paragraphe et de Caractère importés, c’est chose faite. La règle qui prévalait dans les trois premières versions était que les styles du document de travail A sont prioritaires sur les styles du document importé à condition que les noms soient les mêmes à la casse près. Ainsi un texte formaté "TITRE" en provenance d’un document B, et importé dans un document A contenant déjà le style "TITRE", était formaté avec les définitions du style "TITRE" du document A. Dès que le nom était différent ("Titre" est différent en raison de la bas de casse), le style était importé en sus des styles existants. On peut choisir qui du nom ou de la définition prime à l’importation mais cela reste une option générale, pas une option à cocher ou non style par style. Si le document Word contient des objets ancrés au texte, ils sont convertis en objets ancrés façon InDesign 4. La position de l’objet ancré n’est pas toujours garantie mais InDesign s’en sort pas mal avec les règles d’alignement de base. [TDM] Grilles de ligne de base au niveau du bloc-texte Woodwing Smart Layout fut le premier plug-in à introduire cette fonction indispensable pour qui produit des pages de journal ou des brochures, des mises en page comportant de nombreux blocs épars. Les Options de Bloc-texte, Pomme-B / Ctrl-B, ou Alt-double-clic sur le bloc-texte, comportent à présent une rubrique supplémentaire pour assigner et gérer une grille de ligne de base spécifique à un bloc-texte. Cette fonction peut-être reprise dans les options des Styles d’Objet. À noter que la grille de ligne de base générale peut à présent directement commencer à partir de la marge supérieure et pas seulement à partir du bord supérieur du document. Glisser-déposer de texte Une des fonctions les plus demandées fait une entrée remarquée. Vous sélectionnez une portion de texte mais pour pouvoir glisser le texte à un autre endroit, la fonction doit d’abord être activée dans les Préférences. Alors vous verrez une icône particulière à côté du pointeur lorsqu’il se trouve au-dessus du texte sélectionné. Lorsque vous cliquez et maintenez le bouton de la souris enfoncé vous pouvez déplacer la portion de texte :
C’est l’exemple type de fonction QuarkXPress améliorée aux stéroïdes par les développeurs d’InDesign. Échelles horizontale et verticale Enfin ! Je les attends depuis la v 1.0. Les fonctions de mise à l’échelle horizontale du texte via raccourcis sont à présent listées dans la rubrique Texte & Tableaux de la fenêtre Édition > Raccourcis-clavier. Ces raccourcis étaient Pomme-, et Pomme-; dans XPress et ils sont donc présents dans le jeu des raccourcis de QuarkXPress 4.0. Les fonctions apparaissent dans le jeu Par Défaut des raccourcis d’InDesign 4 mais sans raccourcis associés, vous devrez les créer. Vérification orthographique en temps réel Via Édition > Vérification Orthographique Dynamique, ou via menu contextuel sur du texte sélectionné, vous pouvez activer le soulignement automatique de mots mal orthographiés en fonction du dictionnaire appliqué au texte. Bien sûr pas mal de néologismes ou noms propres seront signalés et ils peuvent être facilement ajoutés. [TDM] Correction automatique du texte Pour éviter qu’InDesign ne signale des mots comme fautifs, vous pouvez les ajouter dans la liste des exceptions via menu contextuel. Des exceptions peuvent être ajoutées à la chaîne dans la fenêtre idoine. En se basant sur cette liste personnalisée ET sur le dictionnaire de langue, InDesign sera capable de corriger automatiquement les mots mal orthographiés par reconnaissance, ou de vous demander votre avis. Exemple : vous tapez "francais", InDesign corrigera en "français". Cette fonction peut être activée ou désactivée via le menu Édition ou via la nouvelle Préférence Correction Automatique (AutoCorrect). Ajout de mots dans le dictionnaire Pour ajouter de nouveaux mots dans le dictionnaire personnalisé, inutile d’ouvrir une fenêtre de dialogue et de cliquer sur des boutons. Si le curseur se trouve dans un mot, celui-ci peut être ajouté simplement via raccourci-clavier. Le curseur de texte passera automatiquement au prochain mot inconnu. L’application de la fonction "Tout ignorer" se voit aussi accélérée. Gestion des dictionnaires Dans les versions précédentes, on ne pouvait pointer que vers un seul dictionnaire à la fois. InDesign 4 permet d’assigner plusieurs dictionnaires à la fois mais aussi de se créer ses propres dictionnaires, et d’importer des fichiers-texte comportant une série de mots à ajouter aux dictionnaires personnalisés. La vitesse d’affichage des caractères directement tapés dans InDesign a été améliorée dans les cas suivants :
QuickApply À ce stade, je ne sais pas si cette fonction sera traduite en français. QuickApply est censé nous permettre de trouver et d’appliquer rapidement des Styles d’Objet, de Paragraphe et de Caractère. En tapant le raccourci Pomme-Entrée (Mac) / Ctrl-Entrée (PC), vous affichez dans le coin supérieur droit de l’écran une palette qui contient la liste de tous les Styles. Les Styles d’Objet, de Paragraphe et de Caractère seront affichés si c'est un objet ou un bloc-texte qui sont sélectionnés, les Styles de Paragraphe et de Caractère s’il s’agit de texte. Pour trouver un style, vous ne devez pas nécessairement taper les premières lettres du nom du style, il suffit de taper une suite de lettres composant le nom du style. Exemple : vous cherchez le style "PAR Corps + Lettrine UK", il suffit de taper "UK" et QuickApply affichera uniquement les Styles comportant ces deux lettres et ainsi de suite au fur et à mesure de la frappe. Dès le bon Style sélectionné avec les flèches du clavier par exemple, il suffit de taper Entrée pour l’appliquer. Sélection de texte et espace Lorsqu’un mot ou une phrase sont sélectionnés, coupés, collés, remplacés, InDesign devrait à présent gérer correctement les espaces avant et après les portions de texte. Coller sans les attributs Que vous colliez du texte en provenance de blocs InDesign, InCopy ou de toutes autres applications (même non Adobe), vous avez la possibilité de choisir de préserver ces attributs ou de formater le texte collé avec les attributs déjà présents dans la zone de destination :
Par défaut, InDesign 4 colle le texte en provenance d'autre applications sans ses attributs d'origine (au format Texte Brut donc) car il est ainsi réglé par défaut dans les Préférences. Affichage du dessin des polices de caractères Si vous activez la Préférence > Texte > Aperçu de police, vous pouvez prévisualiser le dessin des polices de caractères chargées dans le système
Aligner le texte par rapport à la reliure Deux nouveaux boutons d’alignement du paragraphe permettent d'automatiser les changements d'alignements horizontaux du texte lorque le bloc se déplace souvent d'une page à l'autre :
Couper le dernier mot d’un paragraphe Une fonction du même nom dans les options de Césure (options de paragraphe) permet de forcer la césure des mots composés comme dans les langues germaniques. [TDM] Alinéa de dernière ligne Au même titre qu’un alinéa en début de paragraphe, l’alinéa de dernière ligne crée une zone vide à la fin d’un paragraphe. Cela comble notamment une grosse lacune des versions précédentes dans la gestion des tables des matières. Lorsque les titres des chapitres étaient trop longs, on ne pouvait établir une zone de réserve pour empêcher l’entrée de se mélanger à la colonne imaginaire des numéros de pages. [TDM] Puces & Numérotation Encore une fonction du PageMaker Plug-in qui est à présent intégrée dans l’application. Cette fenêtre complète (elle ne gère toutefois pas les sous-sections de numérotation : 1.1 puis 1.1.1) permet d’ajouter des puces ou des numéros au début des paragraphes sélectionnés, en choisissant le nombre du début de numérotation, la position, la taille, la couleur, le décalage du caractère et du texte. Si le document InDesign 4.x est exporté au format InDesign 3.x, et si le PageMaker plug-in n’est pas installé sur ce dernier, il faudra penser à en quelque sorte "Aplatir les Puces & Numérotations" pour les rendre exploitables dans cette version, mais on perd alors la flexibilité de leur gestion. Cette conversion se fait :
Modifications dans la gestion des Styles Les styles [Aucun] ont été supprimés de la liste des Styles par défaut. Si un paragraphe sélectionné ne comporte pas de Style, rien ne sera mis en surbrillance sur la palette Styles. Comment alors retirer les attributs d’un Style à du texte ? On ne peut plus le faire facilement ! Avant, il suffisait de cliquer sur [Aucun] et en fonction des touches associées (aucune, Alt ou Alt+Maj), on pouvait retirer que les Styles de Caractère et les formatages Manuels d’un paragraphe. À présent, vous pouvez soit supprimer un Style utilisé et demander que le remplacement soit [Aucun Style], soit faire un Rechercher/Remplacer et demander qu’un style soit remplacé par [Aucun Style]. On le voit bien, la fonction [Aucun Style] reste présente mais plus sur la palette. L’application partielle (avec la touche Alt) ou intégrale (avec Alt + Maj) des options de Styles peuvent maintenant se faire sans retenir ces raccourcis-clavier mais en affichant un menu contextuel sur un style (Ctrl-clic sur Mac, Clic-droit sur Win). La liste des fonctions :
Concrètement, pour une série de paragraphes qui se suivent, on peut appliquer une séquence de styles différents par paragraphe en un seul clic de souris ! La fonction Aucun Style n’agit plus uniquement lors de la frappe mais peut faire partie d’une programmation. Lorsqu’un style est sur le point d’être supprimé, une fenêtre de dialogue proposera de le remplacer par un autre mais seulement s’il est en usage ou s’il fait partie d’un style parent. Finalement, là où il fallait se souvenir de racourcis-clavier pour nettoyer un texte de ses Styles de Caractère et Formatages Manuels, un bouton explicite suffit et il se trouve au bas de la palette. Placer la souris pendant une seconde au-dessus du bouton, une info-bulle nous rappelle les raccourcis à maitenir si on clique sur le bouton. Indexer des Entrées Multiples Les listes peuvent à présent être rapidement indexées via les raccourcis clavier habituels. Dans InDesign 2.x et 3.x, plusieurs paragraphes sélectionnés et indexés étaient considérés comme une entrée d’index. Dans InDesign 4.x chacun de ces paragraphes constituera une entrée. Cette nouvelle fonction agit de concert également avec la création d’entrées d’index pour des noms propres (Prénom Nom devenant Nom Prénom), tout en gérant bien sûr les délimiteurs comme les retours de paragraphe, les retours de ligne (Maj + Retour), les tabulations, les virgules,.... Notes de "bas de page" InDesign gère les notes de "bas de page" aussi bien en mode natif que celles des fichiers Word/RTF importés en vous permettant de faire correspondre les styles du document Word avec ceux d'InDesign. Le texte s'importe en créant automatiquement des notes de bas de page dans le bloc-texte. Je mets ici "bas de page" entre guillemets car il ne faut pas se méprendre : il s’agit plutôt de notes de bas de bloc ! Via le menu Texte ou via raccourci, on peut insérer à l’endroit où se trouve le curseur de texte une référence de note de "bas de page". Immédiatement, une zone de note est créée au bas du bloc-texte (et non séparément de celui-ci), avec bien sûr la reprise de la référence et la possibilité d’y taper le texte de la note. Dans les Options de Notes de Bas de Page, on peut complètement configurer la position de la ligne de séparation, de la référence, de la note avec des styles, la distance entre la référence et la note, etc. Les notes de bas de page apparaissent également dans l’Éditeur de texte. En plus de l’importation, on peut aussi exporter les textes InDesign au format RTF avec les notes de bas de page, de même pour les Textes Référencés Adobe InDesign (Balises). Les Notes de Bas de Page peuvent aussi être bloquées pour ne pas aller au-delà de la marge inférieure, surtout si la fonction des objets ancrés est utilisée conjointement. Gros bémol, il ne faut pas confondre ces Notes de "Bas de Page" avec les Notes de Fin de Document. On ne peut collecter un ensemble de notes dans un seul autre endroit si les références sont insérées dans des articles différents (blocs-texte différents). Les Notes de "Bas de Page" InDesign 4 n’apparaîtront qu’au bas des blocs-texte qui contiennent les références ! Pour une mise en page similaire à une revue scientifique comme "La Recherche" où un bloc comporte toutes les notes d’un article/dossier même si les références sont éparpillés dans plusieurs blocs-texte indépendants non chaînés, il faudra peut-être attendre une prochaine version d’InDesign. [TDM] Règle verticale et Indication de l’excédent de texte dans l’Éditeur de texte Une ligne de division rose est placée à partir de l’endroit où le texte n’est plus visible dans le bloc-texte en mode Éditeur de Texte, en plus d’un trait rose vertical tout le long du texte. Cette couleur peut être modifiée dans les Préférences > Éditeur de texte. Comme dans InDesign 3, la fenêtre de l’Éditeur de texte ne reste pas à l’avant-plan en permanence, il faut chaque fois taper Pomme-Y / Ctrl-Y pour l’appeler dès que l’on a cliqué sur la fenêtre du document. En plus de l’indication en rose de texte en excédent, la fenêtre de l’Éditeur de texte affiche sur le côté gauche une règle verticale qui indique la hauteur du texte. Chaque petit trait indique une ligne et la hauteur dans l’unité de mesure choisie. Anti-crénelage du texte De nouvelles options d’adoucissement de l’affichage du texte dans l’Éditeur de texte, similaire à celles d’Acrobat pour les écrans LCD, sont disponibles dans les Préférences.
Zéro barré Pour les polices OpenType qui le contiennent, une nouvelle option permet de convertir un zéro en zéro barré. Jeux stylistiques Cette nouvelle fonction OpenType, qui n’est supportée que par quelques polices comme la Poetica Std, permet d’appliquer une série de fonctionnalités définies comme des standards (combinaison de fonctions OpenType numérotées actuellement de 1 à 11). On n’est pas près de voir cette fonction en usage intensif.
Ombre portée La fenêtre de dialogue de cette fonction populaire (et dont les magazines actuellement abusent) est à présent gérée avec des glisseurs pour certaines options pour augmenter ou réduire les valeurs. Deux nouvelles options stylistiques font leur apparition :
Importation de PDF multipages Dans les options d’importation d’un PDF on peut à présent choisir une séquence de pages à importer (1-3, 7, 10-15) et pas seulement une seule page. Le curseur affichant l’Icône Chargée affiche dès lors un petit + qui signifie que plusieurs pages sont sur le point d’être importées. À chaque clic, une page est importée, l’une à la suite de l’autre. Un conseil, avant d’importer le PDF, ajoutez le nombre de pages nécessaires et dézoomez pour en afficher un maximum, puis importez et cliquez de page en page. En maintenant la touche Alt enfoncée lorsque s’affiche l’Icône Chargée, un symbole de duplication s’affiche signifiant qu’au prochain clic, InDesign va automatiquement placer toutes les pages du PDF en cascade, les blocs les uns sur les autres légèrement décalés. Oui, vous avez bien lu, InDesign 4 ne va pas placer automatiquement les pages du PDF sur chaque page du document InDesign. Ce qui veut dire que les scripts écrits par des tiers seront encore très utiles. Lien vers les scripts d'importation de PDF multipages pour InDesign 3. Importation de fichiers Adobe comportant des calques Dans les options d’importation de fichiers Adobe (Illustrator compatibles PDF, Photoshop et PDF 1.5), on peut choisir les calques de ces fichiers qui doivent s’afficher et ceux qui doivent rester masqués. Encore mieux, si vous avez préparé des Compositions de Calques dans Photoshop 8 minimum, la liste des Compositions apparaît également et on peut choisir laquelle servira dans InDesign. À tout moment, on peut changer les statuts de visibilité d’un objet déjà importé. Aussi, si on modifie un fichier et que son lien doit être mis à jour, InDesign nous demandera si l’on veut mettre à jour les statuts de visibilité tels qu’ils ont été modifiés dans le fichier ou si l’on doit conserver les statuts déjà choisis lors de la première importation. Précision : cette fonction n’agit que sur les statuts de visibilité des calques ou des Compositions de Calques, on ne peut agir sur la position des objets, les effets ou la position des calques. Vous pouvez cependant importer qu’un seul calque dans un bloc-image et tous les autres dans un autre bloc-image et les traiter indépendamment, notamment en jouant de transparence et de modes de fusion. La palette Liens et la fenêtre de Contrôle en Amont indiquera en permanence si les fichiers ont été importés avec le choix de la visibilité par l’utilisateur. [TDM] Prévisualisation optimisée des grandes images Si dans la fenêtre d’importation vous sélectionnez une image en provenance d’un appareil photonumérique (et qui a donc par exemple les caractéristiques suivantes : 80 cm de large à 72 ppp), les versions précédentes d’InDesign mettaient du temps pour afficher la vignette. InDesign 4 prévisualise plus rapidement les fichiers Photoshop faits de pixels et les Photoshop EPS, aussi bien sur Mac que sur Windows. D’autre part, lorsque vous importiez ce genre d’images gigantesques dans les versions précédentes, le bloc-image était énorme. InDesign 4 détecte la grande taille des images importées et réduit automatiquement le bloc-image à des proportions qui permettent de facilement sélectionner sa poignée inférieure droite. Mais il y a juste un petit problème, sans grande gravité mais quand même... [TDM] Outil de positionnement Les habitués de PageMaker, et ceux qui ont installé le plug-in du même nom sur InDesign 3.x, connaissent cet outil caché derrière la Flèche Blanche. Elle permet, lorsque vous êtes en mode de sélection de l’image, de directement agir sur le bloc-image sans passer par la Flèche Noire, comme dans QuarkXPress. L’outil est maintenant pleinement intégré dans InDesign 4. Remplir le contenu proportionnellement Un nouveau bouton (donc une nouvelle fonction) vient s’ajouter aux quatre boutons déjà existants sur la palette Contrôle pour les ajustements. Tandis que la fonction "Ajuster le contenu proportionnellement" pouvait laisser des zones vides dans le bas ou sur la partie droite d’un bloc-image si ces proportions ne correspondaient pas au contenu, la nouvelle fonction Remplir le contenu proportionnellement va remplir intégralement le bloc-image horizontalement, quitte à rogner la partie inférieure de l'image. Le bouton pour centrer l'image peut alors être finalement utilisé pour réajuster mais bon, un peu de pratique seront nécéssaires pour maîtriser tous ces boutons. Gestion des liens En cliquant sur un lien, vous pouvez demander, via le menu local de la palette Liens ou via menu contextuel, d’Afficher le fichier sur le Bureau (cinq ans que je leur demande cette bête fonction !). Vous pouvez aussi sélectionner un ou plusieurs liens et demander de les copier quelque part sur le disque dur : les fichiers seront alors copiés sur le disque dur à la destination choisie mais il y a un problème, InDesign recrée le lien des prévisualisations vers ces fichiers dupliqués. J’ai proposé de distinguer la copie avec réattribution du lien, du simple déplacement en guise de sauvegarde. Seul moyen : Édition > Annuler la dernière fonction pour rétablir les liens, les fichiers copiés sur le Bureau ne sont pas modifiés. [TDM]
Couleurs En double-cliquant sur les témoins de couleurs sur la palette des Outils s’affiche un Sélecteur de Couleurs un peu similaire à celui de Photoshop, moins fourni. Le bouton "Ajouter" permet... d’ajouter à la chaîne une série de couleurs sur la palette Nuancier. Un simple clic sur une des lettres C M Y K vous permet de modifier l’espace colorimétrique (de RVB vers CMJN) avant d’ajouter la couleur au Nuancier. [TDM] Exporter le Nuancier Dans le menu local de la palette Nuancier, la liste des couleurs (ou une sélection) peut être exportée en vue d’une réutilisation par une autre application de la Creative Suite 2, et bien sûr l’importation de ce même fichier (.ASE) dans un autre document InDesign 4 est aussi possible. Il en va de même (import/export) pour toutes les applications de la Creative Suite 2 qui possèdent un Nuancier. Sinon sélectionner toutes les nuances et les glisser-déposer d’un document InDesign à un autre si vous êtes toujours dans InDesign 3.x. L'article sera publié jeudi 7 avril le matin. Grosso Modo : réglages unifiés de gestion des couleurs au sein de la Creative Suite.
Je ne m’attarderai pas (j’aurai l’occasion d’y revenir en d’autres circonstances) sur les fonctions XML très riches d’InDesign 4 (balisage complet de tableau, importation XML avec la possibilité de laisser ou non des champs vides, liens vers les fichiers XML importés,....) mais j’en décrirai seulement une qui est presque révolutionnaire même pour le commun des infographistes : les Snippets ou bouts de code. Un exemple sera plus descriptif qu’un long discours technique. Vous êtes le chef d’un studio de PAO et c’est à vous qu’incombe la gestion et la mise à jour des modèles de maquettes (templates). Les infographistes qui composent des pages de catalogue ont utilisé lundi les templates à leur disposition pour les remplir. Pendant plusieurs jours les pages sont corrigées et passent d’opérateurs en opérateurs. Voilà déjà 100 fichiers InDesign réalisés. Vendredi, le client demande quelques ajustements de maquette. Ce serait simple si chaque mise en page déjà réalisée pouvait lire les modifications des templates et les appliquer mais ce n’est pas possible. Vous, le chef du studio, vous ouvrez le template et effectuez les modifications nécessaires, ainsi les maquettes seront prêtes pour tout nouveau document créé. Mais vous sélectionnez les différents objets ajoutés/modifiés (textes, images, objets non attribués), même s’ils sont sur des calques différentes, et vous les glissez tout simplement sur le Bureau ou vous exportez au format Snippet. Se crée alors un fichier XML. Il suffit de le placer sur un serveur et d’indiquer à vos troupes que le fichier avec les nouveaux éléments est disponible. L’opérateur n’a que peu de choses à faire : ouvrir les fichiers sur lesquels il a travaillé (sur la page-type ou sur la page) et d’importer ou de glisser-déposer le fichier XML. Les éléments viennent s’ajouter aux mêmes endroits et sur les bons calques ! Que de perspectives en vue ! Attention, les objets modifiés ne sont pas mis à jour sur les pages déjà réalisées, ils sont ajoutés, à l'opérateur de faire le tri entre ce qu'il garde ou non. Bridge, le nouvel Explorateur de Fichiers de la Creative Suite 2, prévisualise le contenu de ces fichiers XML.
Nouvelles options d’exportation PDF Les .joboptions (profils de conversion de Distiller) peuvent à présent être partagés avec ceux d'Acrobat 7... de nouvelles déclinaisons du standard PDF/X ont été ajoutées et les formats Acrobat 4 à Acrobat 7 sont présents... la gestion des profils ICC est plus riche... un JDF (Job Definition Format) peut être créé si vous disposez d'Acrobat 7.0 Professional... Mais il y a autre chose d'encore plus intéressant : pas mal de flasheurs/imprimeurs n'arrivaient pas à traîter correctement les PDFs exportés d'InDesign car ceux-ci comportaient des polices codées en CID. Lors de mes formations j'explique comment contourner le problème tout en exportant le PDF d'InDesign. De toute façon, quand on utilise des polices Zapf Dingbats ou des caractères non-romans, le codage CID était obligatoire. Les précédentes versions d'InDesign convertissaient toutes les polices en CID, InDesign 4 ne va convertir en CID que les polices asiatiques et les polices de type Dingbats, les autres seront codées en Type 1 ou en TrueType selon leur origine. Exemples et voir la capture d'écran :
Dernière chose : lorsque l’impression ou l’exportation au format PDF sont annulées, le temps de réaction d’InDesign a été réduit. Choix des pages en JPEG La fonction d’exportation au format JPEG a été moyennement améliorée. On peut désormais contrôler la série de pages à exporter, leur qualité, mais on ne peut encore choisir une dimension et une résolution autre que 72 ppp. Assemblage pour GoLive La fonction Assemblage pour GoLive permet de constituer un dossier reprenant tous les éléments d’une mise en page en vue d’une réutilisation dans le logiciel de conception Web d’Adobe. Le dossier comprend un PDF de prévisualisation de la maquette, tous les articles au format InCopy, les images originales, recadrées et/ou optimisées à 72 ppp ainsi que les éléments multimédias (films, sons,....). Ces éléments peuvent ensuite être replacés sur une page Web en établissant une concordance styles ID/CSS. InDesign 4 permet à présent de n’exporter que certains objets et/ou qu’une sélection de pages dans un "InDesign Package". Exportation au format .INX pour InCopy Avec les plug-ins InCopy installés en standard dans InDesign 3.x on ne pouvait exporter que les articles. Si le rédacteur voulait voir la mise en page, il devait ouvrir le document InDesign (pas très pratique lorsque les rédacteurs et traducteurs ne sont pas sur le même site) ou recevoir des fichiers spéciaux générés par des plug-ins tiers. Avec les nouveaux modules InCopy 4.0 installés par l’installeur InCopy dans InDesign, celui-ci peut exporter toute ou partie de la mise en page dans un fichier indépendant, permettant ainsi à l’utilisateur de la voir en toute indépendance. Le format InCopy 3.x est toutefois préservé pour assurer la compatibilité descendante vers InCopy 3.
Fusion de données Cette fonction très utile et déjà présente dans InDesign 3.x grâce au PageMaker Plug-in permet de lier une maquette à un texte exporté d’une base de données. Deux écueils restaient cependant à corriger si on voulait exploiter cette fonction de manière intensive dans un cadre PAO professionnel : la possibilité de placer les balises de données sur la page-type et de pouvoir importer des données dans des formats autres que l’ASCII seul (qui ne tenait pas compte des caractères accentués). Les sources de données peuvent à présent être enregistrées aux formats Unicode UTF-16, Shift-JIS, ASCII étendu et GoLive Co-Author (voir point suivant). La fenêtre de dialogue ne vous demandera plus si les séparateurs de données sont des virgules ou des tabulations, il les reconnaîtra automatiquement. Le placement des balises peut donc à présent se faire sur les blocs des pages-type. Lorsque la fusion est lancée, InDesign crée une copie "Sans titre" du document qui préserve donc les pages-type et commence la mise en page automatique. Si vous désirez poursuivre la fusion des données avec d’autres maquettes et données, enregistrez le document obtenu et poursuivez, InDesign créera un nouveau document et ainsi de suite (autant de versions possibles que de prolongements). Non seulement des balises/données peuvent être ajoutées en cours de route mais aussi mises à jour. La Fusion des Données tient compte des liens entre les objets sur les pages-types et les pages. Un fichier log informe de toutes les modifications. Gestion des fichiers GoLive Co-Author GoLive permet de créer des zones d’édition externe dans une page HTML permettant aux possesseurs de Co-Author (rédacteurs/traducteurs) de corriger les textes directement depuis chez eux. Les fichiers GoLive Co-Author, comportant donc les éventuels ajustements des rédacteurs/traducteurs peuvent aussi être importés en tant que source de données dans la palette Fusion de Données. Scripts Olav Martin Kvern a aussi mis à jour la liste de scripts fournis avec l'application mais non installés par défaut. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, ma rubrique Scripting explique avec de nombreux exemples les possibilités et leur puissance de feu (vous dormez, InDesign travaille tout seul... ;-). Le plus spectaculaire et le plus performant reste TextCleanUp.js qui nettoye les textes et leur applique vos propres critères typographiques. Dans la nouvelle mouture :
D'autres petits bijoux comme MakeGrid (diviser un bloc-image en puzzle de formes rectangulaires), PlaceMultipagePDF (vous avez compris), SplitSelectecStory (pour diviser les blocs chaînés en blocs indépendants même s'ils contiennent du texte),... Un utilitaire d'écriture de scripts, ExtendScript Toolkit, est aussi livré avec les applications Adobe. Lire infra.
Unités de mesure Le nombre de points par pouce peut à présent correspondre à certains standards : 72 ppp, 72,27 ppp pour les traditionnalistes...
Dans la même veine que le rapport de bug de Mac OS X, si InDesign venait à quitter inopinément, un rapport des process au moment du plantage s’affiche et peut être envoyé anonyment à Adobe. Cette fonction n’est disponible que dans la version Macintosh.
En achetant la Creative Suite 2, nous obtenons une licence pour les logiciels suivants :
Logiciels "gratuits", sans licence d'utilisation, mais seulement disponibles en achetant un logiciel Adobe :
L’Explorateur de Fichiers de Photoshop 7 et 8 est devenu une application indépendante. En fait, il s’agit d’une refonte totale de l’Explorateur tant au niveau des fonctionnalités que de l’interface. De cette fenêtre vous pourrez comme d’habitude naviguer à travers l’arborescence de vos disques, renommer les fichiers par lots, appliquer des routines scriptées, pivoter les images, ajouter et gérer les métadonnées (XMP),.... Soit vous appelez l’application comme toute autre application en la double-cliquant, soit vous cliquez sur l’icône Adobe Bridge présente sur la palette Contrôle des applications de la Suite. Bridge devient le centre névralgique de vos projets en faisant communiquer les ressources des applications. De Bridge par exemple vous pouvez sélectionner une série d’images et en faire un diaporama automatique au format PDF, ou une importation automatique de type catalogue dans un document InDesign avec légendes placées automatiquement, ou une planche-contact à la Photoshop. Au rayon des nouveautés : un centre de contrôle, le Bridge Center, cliquez pour voir la capture :
Autre nouveauté, l'Adobe Stock Photos : une banque d'images regroupant plusieurs fournisseurs qui apparaît si vous l'ajoutez dans vos favoris via les Préférences, comme d'autres dossiers stratégiques ;
Bridge Center est une application livrée avec toutes les applications achetées individuellement.
L'article sera disponible jeudi 7 avril le matin.
Livré aussi avec toutes les applications achetées individuellement, ExtendScript Toolkit est une mise à jour spectaculaire pour les programmeurs de scripts. Avant ils devaient se contenter d'un débugeur, EST est un environnement de programmation pour toutes les applications de la Suite qui peuvent être scriptées : surlignement de syntaxe, Unicode, annulations multiples, programmation JavaScript par étapes en communication avec l'application, mise en conformité (compilation), insertion de pause et fenêtres de dialogue,... EST peut aussi éditer, débuger des JavaScripts standards comme ceux présents dans des pages HTML. Les fichiers natifs produits par EST sont des .JSX.
Pour InDesign, les prix sont extraordinairement plus élevés pour les versions françaises que pour les versions anglaises ! Chez Adobe on m'annonce au téléphone des prix différents que ceux affichés sur le site. On attend un éclaircissement... InDesign CS2 Prix complet de la licence InDesign CS2 en français : 1.129 € Prix de la mise à jour (depuis la v2) InDesign CS2 en français : 249 € Prix de la mise à jour (depuis la v2 PM) InDesign CS2 PageMaker en français : 529 € -- Creative Suite 2 Prix complet de la licence Creative Suite 2 en français : 1.399 € Prix de la mise à jour Creative Suite 2 en français : 529 € Prix de la mise à jour (depuis Photoshop) Creative Suite 2 en français : 799 € -- Les versions d'évaluation ne seront disponibles qu'après la disponibilité des applications, à savoir vers la mi-mai 2005. Si les prix plus élevés pour la Creative Suite française peuvent s'expliquer quoique l'absence de modes d'emploi dans la boîte de la licence complète ne peut vraiment justifier un écart de 425 € que dire alors du rapport 1:2 assez incroyable entre les versions françaises et anglaises d'InDesign ? Renseignements pris auprès d'une source Adobe : "Nous savions que les prix français pour la Creative Suite allait baisser d'environ 400 euros mais je suis assez étonné(e) des prix US, très très bas en général et surtout pour InDesign." On n'en dirait pas moins... En tout cas, à défaut d'un réajustement, une explication s'impose !
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