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InDesign CS6 répond aux nouvelles exigences des publications électroniques
qui doivent s'afficher sur des écrans de dimensions différentes.
Ceux qui ne font que du print pourront aussi utiliser ces fonctions.
Mais quid des manquements non comblés depuis plusieurs versions ?
Avez-vous déjà commencé à étudier les fonctions de publication électronique dans InDesign CS5.5 pour produire des EPUBs (livres électroniques) et des FOLIOs (magazines électroniques) ? Si non, il serait temps !… car avec l'arrivée d'InDesign CS6, qui propose une série de fonctions spécifiquement étudiées pour faciliter la création de publications électroniques, un très grand nombre de graphistes et metteurs en page risquent d'être largués dans les deux/trois années qui viennent. Même si ces fonctions vont aussi considérablement aider ceux qui baignent dans un environnement print only, n'oubliez pas que le marché de la publication est en train d'évoluer de façon spectaculaire depuis maintenant deux ans en Amérique du Nord, et depuis un an en Europe occidentale et dans une certaine mesure en Asie. Si les fermetures régulières de titres de la presse quotidienne et des maisons d'édition ne vous font pas peur, vous risquez quand même de vous poser des questions sur vos compétences et celles de vos collègues et partenaires lorsqu'un client vous demandera dorénavant de créer des EPUBs et des FOLIOs. SE FORMER AUX PUBLICATIONS ÉLECTRONIQUES/INDESIGN CS6 À cet égard, eCampus.pro (série de formations orientées sur les publications électroniques) revient avec une nouvelle édition parisienne en septembre 2012 (Bruxelles en octobre). Six jours de formation pour apprendre à créer des EPUBs basiques et avancés, des FOLIOs, à créer des sites Internet avec Muse, des animations en HTML 5 avec Edge,... bref à concevoir une publication électronique de A à Z. Attention : il y aura beaucoup de surprises et le concept des formations a été amélioré avec notamment un cours sur la photographie en studio. Vous devrez photographier des personnages, des objets et les intégrer dans la publication en cours de réalisation. Les dates précises (fin septembre) et le lieu seront communiqués le 22 mai. Avant de vous parler d'InDesign CS6, je dois vous expliquer rapidement Adobe Creative Cloud. C'est une petite révolution qui surfe sur la vague du cloud (nuage). Pour faire simple, le cloud permet de stocker non sur un seul poste de travail, mais en ligne :
Explication :
Adobe propose la prévisualisation dans un navigateur Internet des fichiers que vous déposez sur votre nuage. Cette prévisualisation est, je vous préviens d'emblée, encore très limitée, surtout pour les fichiers InDesign. Un rapide calcul montre qu'en 24 mois, vous payerez pour la Master Collection et les services supplémentaires environ 1.200 euros HT. À comparer avec les 3000 euros de la licence dite physique. Présentation de près d'une heure de toute la Suite et de Creative Cloud par Adobe France.
La principale nouveauté d'InDesign CS6 répond aux exigences des publications électroniques. Rapide explication : il y a actuellement sur le marché une pléthore de tablettes et chacune à ses dimensions d'écran et sa résolution. Si l'on désire que la maquette soit adaptée pour chaque type d'écran ET dans les deux orientations, il fallait avant InDesign CS6 créer autant de mises en page... ce qui s'avèrait fastidieux et économiquement justifiable que dans les grands groupes de presse. Avec un nouveau concept appelé "Mise en page liquide", la mise en page s'adapte automatiquement en fonction de la tablette et de son orientation. Si vous êtes print only, sachez que la majorité des nouveautés de cette version vont aussi beaucoup vous aider. Je dirais même qu'une fois que vous aurez goûté à ces fonctions, vous aurez un peu de mal à vous en passer. Cependant, la CS6 ne déroge pas à une règle bien établie depuis plusieurs années : toute une série de nouveaux concepts et fonctions sont ajoutés sans qu'il y ait d'améliorations/corrections dans les fonctions ajoutées dans les CS3, 4, 5. En plus donc de l'éternelle stagnation des fonctions de gestion de tableau, des notes de bas de page toujours limitées,… on peut encore regretter l'absence d'amélioration en matière de gestion des légendes dynamiques. À chaque nouvelle version, toute une série de fonctions sont ajoutées et elles ne sont pas améliorées. C'est très inquiétant. D'autre part, tous les arguments marketing qui ont été utilisés à l'époque d'InDesign 1.0 à CS2 par exemple, pour marquer la supériorité d'InDesign en matière de publications multilingues, ne tiennent plus. Malgré une amélioration certaine dans InDesign CS5, les calques et la gestion des dictionnaires est telle qu'il est, dans la plupart des cas, plus facile de gérer un document par langue qu'un seul document comportant plusieurs langues. Si l'on ajoute toutes les couches de fonctions pour l'epublication apparues récemment, pas une seule ne tient compte de la problématique du multilingue et il est clair que la production en trois langues passe par trois flux distincts. Et je ne vous parle pas des 20+ langues pour les institutions européennes... Enfin, Cloud oblige, la version française des logiciels est disponible en même temps que la version anglaise. Vidéo Adobe présentant quelques nouveautés InDesign CS6.
La fenêtre de création d'un nouveau document propose plusieurs préréglages permettant de créer des documents pour plusieurs types de tablettes ou en introduisant des valeurs personnalisées. Les valeurs pour l'iPad 3 n'ont pas encore été intégrées en tant que préréglages mais cela devrait être fait dans une prochaine mise à jour. On n'a pas attendu l'apparition d'une grande variété de tablettes avec leurs écrans de tailles différentes pour se rendre compte qu'un outil, qui va déplacer, redimensionner automatiquement les objets en fonction des dimensions de la page/écran, était nécessaire. Depuis la version 1.0, la fonction Page > "Modifier la mise en page..." permettait ce genre d'ajustement mais cela nécessitait de caler les objets le long des marges et de repères avec un résultat pas toujours convaincant. Cela fonctionnait plutôt bien lorsqu'il s'agissait de modifier les dimensions d'une publicité de quelques centimètres maximum. Est-ce que les nouveaux outils vous permettront de rendre les mises en page flexibles facilement ? Oui c'est facile à faire mais il y a du travail, il faut configurer toute une série d'options. C'est normal, InDesign n'a pas l'intelligence artificelle pour comprendre des décisions de design. Il faut même peut-être compter plusieurs minutes par page et tester quelques options avant d'obtenir quelque chose de... bien. Oui, je dis bien car j'ai bien évidemment testé, lors de la phase bêta, la fonction sur un vrai projet de magazine électronique pour iPad et Galaxy. La mise en page entre les deux tablettes et orientations m'a pris moins de temps manuellement que si j'avais dû utiliser les nouveaux outils pour une raison toute simple : le graphisme est trop sophistiqué pour espérer obtenir quelque chose qui tienne la route via automatisme. Voici un exemple de fiche de description d'un produit décliné dans trois mises en page différentes (tris géographique, thématique, alphabétique) sur iPad avec deux orientations (donc six mises en page) et sur Galaxy avec deux orientations (donc 12 mises en page au total) : la position et l'angle du satellite, le rayon, le lien entre le satellite et l'étoile, la présentation différente,... ont nécessité un peu de réflexion que l'automatisation de l'outil "Mise en page liquide" n'aurait pas pu réaliser.
Version iPad avec 6 déclinaisons d'un même contenu
Version Galaxy avec 6 déclinaisons d'un même contenu Par contre, les fonctions de gestion de contenu expliquées plus bas auraient permis de gagner beaucoup de temps. Je dirais donc que pour les ajustements simples, la mise en page liquide apporte une aide considérable mais dès que le graphisme est un peu plus sophistiqué, les outils montrent rapidement leurs limites. "Mise en page liquide" est un nouveau panneau mais vous devrez combiner toute une série d'autres fonctions (panneau Pages, outil Page, surtout les nouvelles options de bloc-texte) pour en tirer pleinement parti. Le processus se fait généralement en quatre grandes étapes : 1. vous déterminez les pages (avant, pendant ou après la mise en page) avec des dimensions spécifiques (différentes tablettes et différentes orientations, ou formats d'impression différents).
2. N'oubliez pas de spécifier comment les blocs-texte devront se comporter (options de bloc-texte).
3. Spécifier, objet par objet, ou par groupe d'objets, des instructions de redimensionnement ou déplacement.
4. Finalement vous testez ces adaptations en visualisant les différents formats de page sur le panneau Pages ou avec l'outil Page. Lorsque vous sélectionnez celui-ci, vous pouvez attraper des poignées sur la page et effectuez des tests sans les valider définitivement car lorsque vous lachez le bouton de la souris InDesign remet les pendules à l'heure. En maintenant la touche Alt pendant ce mouvement, les dimensions de la page sont définitivement modifiées. Vous remarquez ici dans la mise en page en mode Paysage que...
Tout ce que je viens d'expliquer est basé sur l'option de redimensionnement appelée "Basé sur l'objet". Il y a trois autres modes : "Mise à l'échelle", "Recentrer", "Basé sur le repère". À noter que si vous dessinez un repère sur la page avec l'outil Page, et si ce repère croise un objet lorsqu'il est déposé, il apparaît en ligne discontinue et sera déplacé à distance proportionnelle par rapport à la page en suivant l'objet. Un clic avec la flèche Noire sur ce repère le transforme en repère classique et alternativement.
Les possibilités sont immenses, je pourrais remplir 15 pages, voilà pourquoi je vous invite à lire le mode d'emploi. Vidéo Adobe décrivant les grands principes de mise en page liquide. Calculez des valeurs dans les panneaux et boîtes de dialogue à l'aide de formules complexes (par exemple, 12,5 mm/2x3). Le "Flux de texte principal" est une fonction qui s'applique au "Bloc de texte principal". Dans les versions précédentes, si un gabarit A comportant un bloc-texte type en hauteur et en 2 colonnes était appliqué à une page, l'application du gabarit B comportant un bloc-texte type en largeur de 5 colonnes gardait sur la page le bloc-texte type du gabarit A. Maintenant, dès l'application du gabarit B, les pages sous influence A verront le texte principal couler dans le bloc-texte tel qu'il est défini dans le gabarit B. Attention, cette fonction est activée par défaut et d'emblée vous êtes prévenus grâce à la petite icône située dans le coin supérieur gauche du bloc de texte principal. Pour désactiver/activer la fonction, il suffit de sélectionner le bloc de texte principal sur le gabarit et de cliquer une fois sur l'icône. Pour l'instant, il ne peut y avoir qu'un seul "Flux de texte principal" par gabarit.
Gestion des colonnes : la fenêtre "Options de bloc de texte" comporte des options qui permettent des ajustements automatiques très pratiques. Si vous élargissez un bloc-texte, quelle doit être la largeur maximale des colonnes? Dans l'exemple ci-dessous, en étirant horizontalement le bloc, InDesign ne va pas étirer les colonnes au-delà de 200 pixels mais va alors rajouter une colonne et toujours s'assurer que le bloc est un multiple de cette largeur maximale.
Par contre le texte va couler pleinement dans les colonnes sauf dans la dernière.
En cochant la case "Équilibre des colonnes", le texte est réparti de façon équilibrée.
Deux autres options permettent de garder toujours le même nombre de colonnes ou la même largeur (pas de valeur maximale). Ces fonctions sont à mettre en œuvre avec les nouvelles fonctions de mise en page liquide. Options d'ajustement permanent des blocs : à l'aide d'options et valeurs présentes dans les options de bloc de texte, vous pouvez configurer les blocs-texte pour qu'ils s'agrandissent automatiquement lors de l'ajout de texte. À la lecture de la capture d'écran, vous allez vite comprendre et c'est trop bien...
Ce qui veut dire que si vous choisissez l'option Hauteur, au lieu d'avoir un bloc-texte comme dans la capture précédente avec du blanc dans la partie inférieure de chaque colonne, vous allez en permanence avoir un ajustement en hauteur comme ci-dessous :
Texte de substitution : vous êtes dans un bloc-texte et vous faites clic-droit > "Remplir avec le texte de substitution" mais avant de lacher le bouton de la souris maintenez la touche Cmd/Ctrl enfoncée et vous aurez la possibilité de choisir la langue. Vous remarquerez qu'InDesign CS6 gère des textes non-romans mais pas encore de façon native. Ce n'est pas nouveau : InDesign peut ouvrir les documents en arabe, en hébreu,... mais seulement en mode lecture, pas question de les éditer, une version spécifique comme InDesign ME est encore nécessaire. Notez l'erreur de traduction qui parle de coadage "Romain" alors que cela doit être "Roman".
Dictionnaires Hunspell : ces dictionnaires open source installés par défaut sur Linux sont mis à jour constamment et Adobe a choisit de les intégrer par défaut. Plusieurs dictionnaires ont été rajoutés dont des langues d'Inde. Les polices de caractères récemment utilisées s'affichent en tête de liste dans le menu des polices. Leur nombre est modifiable dans les Préférences > Texte. Outil Récupérateur de contenu : cet outil est aussi une plate-forme. Si la Flèche Noire est activée, tapez B pour faire apparaître la plate-forme de collecte de contenu. Vous voyez que le nouvel outil est aussitôt actif. Tapez la lettre B plusieurs fois : vous alternez entre les modes Import/Récupération. Activez le mode Récupération (flèche vers le bas) et survolez l'objet : un épais lisséré apparaît autour de lui, cliquez : l'objet est à présent référencé sur la plate-forme. Répétez l'action sur plusieurs objets un à un pour les collecter. Allez dans un autre document. Le pointeur de la souris indique le nombre d'objets chargé mais attention, tapez B pour passer en mode Importation. Tracez les zones pour placer les différents objets. En quelque sorte, il s'agit d'une Bibliothèque plus facile à utiliser. Fort bien, mais là où cela devient vraiment plus intéressant... c'est avec les deux options qui figurent dans la partie inférieure de la plate-forme : Créer un lien et Styles de correspondance.
Créer un lien : si cette case est cochée, vous avez la possibilité de déclarer un texte, une image comme étant le parent lorsqu'il est collecté (ou juste avant l'importation dans un autre document) et de créer une filiation. Les objets parents se voient attribué une petite chaîne dans leur coin supérieur gauche. Si vous enregistrez le document qui contient les éléments parents, le document qui comporte les éléments liés affichera aussi cette chaîne. Si une modification est opérée sur les éléments parents, immédiatement le triangle jaune habituel de mise à jour apparaît dans le coin supérieur gauche de l'élément lié. Un double-clic sur le triangle met à jour intégralement le contenu. Lors de la mise à jour, toute modification opéré dans l'élément lié sera perdue.
Correspondance de styles : et non Styles de correpondance comme cela a été traduit dans l'actuelle bêta. Si vous partagez un bloc de texte entre plusieurs documents et si le lien est à jour, tout le contenu et tous les formats sont appliqués aux éléments liés. Cependant, il peut arriver que dans certains documents le contenu doit être formaté avec des Styles de texte différents. En cliquant sur le bouton à droite de Styles de correspondance, vous pouvez établir des règles de correspondance pour les Styles de paragraphe, de caractère, de tableau et de cellule, pas pour les Styles d'objet. Donc, à chaque mise à jour des éléments liés, le contenu est mis à jour mais les Styles du document sont préservés.
Je trouve que l'outil Collecteur de contenu est encore très perfectible, du moins dans son usage de base. Il faut passer d'un outil à l'autre, d'un mode à l'autre assez régulièrement et si on ne s'arrête pas quelques secondes pour réfléchir à ce que l'on fait, on peut perdre le fil. L'idée n'en reste pas moins excellente. Vidéo Adobe décrivant le Récupérateur de contenu. C'est une première approche, elle est bienvenue, encore incomplète mais elle va permettre de gagner pas mal de temps. Le panneau "Boutons" s'appelle désormais "Boutons et Formulaires". Comme lorsque vous créez un bouton, vous pouvez assigner une fonction de la catégorie Formulaire PDF à des objets : texte de saisie, boutons radios, cases à cocher, liste,… L'ordre de saisie se règle sur le panneau Articles apparu dans InDesign CS5.5.
Une fois le document exporté au format PDF, les fonctions FORMS s'affichent immédiatement dans Acrobat. Mais pour l'instant, il n'y a pas de gestion dynamique entre le document InDesign et le PDF exporté. C'est-à-dire que toute modification apportée dans le document InDesign ne sera pas automatiquement répercutée dans le PDF car en effet il n'y a pas de lien dynamique. Autre petit souci parmi d'autres : si vous avez créé une liste déroulante comme dans la capture d'écran, puis vous assignez à l'objet une autre fonction PDF, puis revenez à l'option "Liste déroulante", la liste est perdue. Un exemple de petite contrariété pas très agréable. Adobe affirme que le Contrôle en amont intègre des options DPS mais où sont-elles ? On l'attendait depuis longtemps, on peut désormais prévisualiser un document en utilisant un profil ICC en niveaux de gris et aussi exporter un PDF en niveaux de gris.
Les PDFs interactifs peuvent être exportés en pages individuelles et non plus obligatoirement en planches. L'exportation EPUB comprend à présent le format EPUB 3.0 qui prend en charge l'audio, la vidéo, JavaScript, entre autres. La création d'un ID unique est à présent visible et on peut intégrer plusieurs CSS. Un chapitre pourrait utiliser une feuille de styles différente d'un autre chapitre. Pour ceux qui maîtrisent la chose, on devrait aussi pouvoir appliquer une CSS en fonction d'une largeur d'écran détectée par un JavaScript que l'on aura pris soin aussi d'incorporer.
Exportez que les objets sélectionnés, tout ou partie d'un document InDesign au format PNG en préservant donc les transparences, ce qui n'était pas possible avec le format JPEG. Tiens, tiens,... exportation aussi au format EPS !
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