GESTION DES DOCUMENTS LONGS :
MENSONGES ET MÉSINFORMATION DE QUARK
[MÀJ - VOIR PLUS BAS]
Dans sa dernière newsletter de décembre 2004, la société Quark éditrice du logiciel de mise en page QuarkXPress tente, devant les parts de marché qui fondent comme le beurre dans ma poële prête à accueillir les hamburgers de ce soir pendant que je rédige cet article, tente donc de nous expliquer que son logiciel de mise en page possède les outils de prédilection pour la production de documents longs et chapitrés. Une avance technologique telle que même les grands promoteurs et auteurs de livres sur InDesign préfèrent utiliser QuarkXPress ! Pitoyable et mensonger...
L'article commence par une reconnaissance de l'innovation InDesign en matière de créativité [pour les documents courts (sic.)] mais arrête immédiatement son semblant d'éloge en précisant que lorsqu'il s'agit de documents longs et compliqués demandant un travail fastidieux, il n'y a que QuarkXPress qui peut vous sortir de ce marasme.
Quark se base sur un extrait du livre "Adobe InDesign CS Bible" de Galen Gruman qui a été posté sur le site creativepro.com. C'est à mon avis le seul livre sur InDesign qui est réalisé avec QuarkXPress, tous les autres livres comme ceux des sommités David Blatner et Olav Martin Kvern (800 pages), Sandee Cohen,... sont bien sûr réalisés avec InDesign.
Que montre cet extrait ? Dans la ligne-bloc, on devine les informations de page caractéristiques de celles de QuarkXPress. Conclusion de Quark : pour les documents longs, voyez bien qu'InDesign n'est pas à la hauteur, c'est QuarkXPress qui est le meilleur en la matière et les InDesigners l'utilisent.
Pourquoi le livre de Gruman est réalisé avec QuarkXPress ? En fait il rédige son texte dans Word, les captures sont traitées avec Photoshop et il envoit le tout à Wiley Publishing, son éditeur qui travaille depuis des années avec QuarkXPress. Le switch vers InDesign n'a pas encore été opéré. Donc il est faux de prétendre qu'un auteur de livres InDesign préfère QuarkXPress ! D'autres éditeurs produisent des livres bien plus complexes (scientifiques, avec variables et graphiques) mais ils n'utilisent ni QuarkXPress ni Adobe InDesign mais Adobe FrameMaker !
En plus d'essayer de prendre aussi stupidement un cas pour une généralité sans connaître les conditions de réalisation chez Wiley Publishing, Quark se ridiculise en essayant de nous faire l'état des fonctions qui tuent InDesign... Mouahaha...
1) "QuarkXPress offre une multitude de méthodes pour vous aider à réaliser les projets les plus complexes, comme par exemple la sortie de livres entiers au format PDF". Héhé... On ne peut sélectionner tous les documents faisant partie d'un livre XPress pour les exporter d'un seul clic au format PDF ! Il faut ouvrir tous les documents et les passer un à un en revue et à chaque fois demander l'exportation au format PDF ! Pour les 52 chapitres de mon livre, dans XPress je devrais
- ouvrir le chapitre
- Fichier > Exporter au format PDF (quand çà ne plante pas...)
- valider
- fermer le document
- et on recommence pour les 51 autres chapitres !
Dans InDesign, il suffit de
- sélectionner tous les chapitres d'un seul clic
- dans le menu local on choisit "Exporter Livre au format PDF"
- on configure les options d'exportation
- on valide et c'est fini ! Sur ce coup, j'ai donc travaillé 51 fois plus rapidement que dans QuarkXPress...
2) "QuarkXPress offre aussi la possibilité de parcourir de longs documents". InDesign le fait aussi
3) "de rechercher du texte". InDesign le fait aussi. En ouvrant plusieurs documents, on peut effectuer des Rechercher/Remplacer (oui oui) dans tout le livre si on le veut. Cela QuarkXPress ne le fait pas.
4) "ou de passer à différentes sections d’un document grâce à la palette Listes". InDesign, via la palette Signets, permet aussi d'enregistrer des ancres sur des zones stratégiques d'un document et de les atteindre directement et de prévisualiser la table des matières. Donc rien de neuf.
Les responsables de Quark peuvent danser sur leur tête et propager des mensonges, je les mets au défi et leur propose, lors d'un "duel" public lors d'un salon PAO par exemple, de mettre en page un catalogue long et complexe, fait de plusieurs chapitres, qui plus est en plusieurs versions de langue ! Ils comprendront, en découvrant enfin les fonctions d'InDesign, pourquoi j'ai réalisé un catalogue en 80 heures sur un PowerMac G3/266 MHz avec InDesign 2, alors que le même travail est réalisé en 320 heures avec XPress, quelque soit la version, quelque soit la machine !
Mis à part la prévisualisation permanente de la table des matières en construction (dans InDesign, il faut simplement mettre à jour la TDM pour voir la palette Signets afficher la dernière version), il n'y a aucune fonction de QuarkXPress qui n'existe dans InDesign.
Et il y a pire... pour QuarkXPress :
5) Dans QuarkXPress, pour importer 52 chapitres dans un Livre vous devez le faire document par document. Dans InDesign, vous sélectionnez plusieurs documents et vous cliquez sur Ouvrir et tous les 52 chapitres s'importent !
6) Dans QuarkXPress il n'y a pas d'option de renumérotation du Livre selon plusieurs critères. Dans InDesign on peut préparer le livre à construire à chaque début de chapitre avec une page impaire et de complètement configurer la disposition des suites (automatique ou par section). Un gain de temps considérable par rapport à QuarkXPress.
7) Dans QuarkXPress vous ne pouvez pas synchroniser les valeurs de défonce alors que dans InDesign c'est possible. Encore un gain de temps considérable sur QuarkXPress où il faut effectuer toutes les modifications document par document. Dans QuarkXPress, il y a une option pour synchroniser les Traits et Pointillés. Inutile dans InDesign, ces options font partie de l'application et donc sont accessibles à tous les documents.
8) Dans InDesign, on peut placer des hyperliens sur les maquettes. On peut les placer aussi dans les maquettes XPress mais les hyperliens ne fonctionnent pas lorsque le document est exporté au format PDF.
9) La plus grosse rigolade : impossible de configurer les calques dans les maquettes XPress. C'est possible depuis la version 1.0 d'InDesign et c'est cette possibilité qui m'a permis de gagner des heures et des heures de travail sur des projets similaires face à des XPressiens qui n'avaient pas fini de créer les blocs-texte d'une seconde langue sur la première page sur mille, quand dans le document InDesign TOUS les blocs de la seconde langue étaient créés en une seconde !!!
10) Finalement n'oublions pas qu'il y a une myriade d'autres fonctions inédites dans InDesign pour la gestion des livres qui surclassent QuarkXPress.
11) Dans InDesign CS3, les gabarits des documents d'un Livre peuvent-être synchronisés.
Quark est tellement pathétique. Pourquoi croyez-vous qu'aucune des boîtes que j'ai formées ne songe à revenir sur QuarkXPress ?
13/12/04 - Non content de se ridiculiser en se tirant une balle dans le pied avec cette histoire de gestion des documents longs, Quark vous présente ce qui se fait de mieux en orthographe élémentaire et raffinement typographique !