RAPPORT SPÉCIAL INTERGRAPHIC 2005 :
QUARK OSE LA PUBLICITÉ COMPARATIVE MENSONGÈRE
Sont-ce mes démos sans appel pendant ces trois jours sur la "Gestion des Documents Longs" et sur les "Trucs & Astuces explosifs" qui obligent Quark à nier l'évidence et à diffuser une communication mensongère passible de poursuites judiciaires sur le salon Intergraphic ?
C'est en se rendant au Quark Lounge (leur stand est perdu au fin fond d'Intergraphic et peu achalandé alors que le Village Experts Adobe regorge de développeurs de logiciels et de formateurs où le public est nombreux) que l'on a trouvé ce matériel publicitaire contenant, en plus de grosses fautes d'orthographe et de composition, des inepties et de la publicité comparative mensongère. Ne disposant pas d'un scanneur, j'ai photographié le dépliant publicitaire.
Citons d'abord quelques perles amusantes.
Saviez-vous chers infographistes qu'en fait la polyvalence n'est pas vraiment de mise en PAO et qu'il est en fait très rare que vous ayez besoin de Photoshop, Illustrator et d'un logiciel de mise en page en même temps ? Ce qu'affirme là Quark n'est de mise que dans certains grands groupes de presse mais pas dans la très grande majorité du secteur de la PAO.

Hehe, trop drôle, en fait InDesign n'ouvre que les documents XPress 3.x et 4.x, pas les documents XPress 5.x. Pourquoi ? Il ressort de mes questions posées à ces dizaines de sociétés que j'ai formées à InDesign qu'elles travaillent soit avec XPress 3.32 ou XPress 4.x, très rarement avec les versions 5 ou 6. Partant d'un constat similaire Adobe n'a pas jugé utile de développer des filtres de conversion pour ces dernières versions de fichiers. D'autre part, l'argumentaire de Quark se base uniquement sur le vécu de quelques grands groupes mais quand je montre les puissantes fonctions de gestion des Maquettes et de Pages (hiérarchie, lien dynamique, gestion des calques au niveau des maquettes,...), là presque tout le monde est d'accord pour dire que convertir un document QuarkXPress en InDesign n'a pas vraiment de sens puisque ce serait ne pas profiter de ces fonctions pour rendre les maquettes plus faciles à gérer. Les grands groupes, comme ceux de la presse quotidienne, peuvent compter jusqu'à 1000 gabarits XPress dans leurs serveurs. Mais ce sont des gabarits très simples (bloc de titre, bloc de texte en trois colonnes, blocs d'à-côtés, légendes,...), à savoir des documents parfaitement convertis en fichiers InDesign sans aucun problème. Quant à utiliser "pâle copie" comme qualificatif d'un document InDesign (alors que tout le monde me dit que les fichiers papillonnés sont beaucoup plus riches et élaborés que les documents XPress), relève de la mauvaise pub, de la propagande éhontée.

3 millions ? Comme c'est bizarre ? ;-) Lors de la sortie de XPress 6 à l'été 2004, Quark se vantait d'avoir plus de 4 millions d'utilisateurs !

Où est donc passé le million d'utilisateurs en six mois ? Sur InDesign ? ;-)))
La seule évolution dans les années 1990 fut QuarkXPress 3.32. Pendant au moins cinq ans, rien n'est sorti des labos de Denver, la société se reposant sur ses lauriers. La version 4 n'a franchement pas convaincu grand monde par son caractère innovant. La version 5 est passée quasiment inaperçue et la 6.0 fut tellement bourrée de bugs que beaucoup abandonnèrent Quark pour rejoindre InDesign; il suffit de voir la fréquentation des centres de formation depuis 18 mois.
XPress 6 ne comprend pas 60 nouvelles fonctions par rapport à la version 4 mais seulement 4 ! Le reste n'étant que des améliorations. Quel aveu de la part de Quark en sautant l'épisode XPress 5 !
Que disent les gens quand ils terminent une formation XPress ? "XPress est un programme d'assemblage, InDesign est un programme d'assemblage et de création pure !"

Quark affirme quelque chose de bizarre au sujet de l'interlignage en prétendant qu'il faut des heures pour le gérer dans InDesign. Apparemment ils ne comprennent rien à InDesign car l'interlignage ne pose aucun problème et est même plus performant grâce à l'application monoligne ou multilignes de l'interlignage ?
Quark affirme donc aussi qu'en raison des ces prétendus problèmes de conversion, les utilisateurs risquent de devoir se débarasser de tous leurs fichiers ? En fait ici leur argumentation est du type "je me tire une balle dans le pied". Comme le montrent les différents sondages, c'est XPress 3.32 et XPress 4.x qui sont les versions les plus utilisées. XPress 6 ne peut convertir que les fichiers XPress 5 !!! Trop drôle.
Et par quel miracle les infographistes habitués de XPress maîtriseraient-ils la version 6 et ces quelques nouvelles fonctions et habitudes d'interface Mac OS X s'ils ne sont pas formés car comme on peut le lire ci-dessous, Quark part du principe que les formations, c'est cher et inutile.

Que dire ? Quark ne sait-il pas que les formations sont une obligation légale dans de nombreux pays ? Donc, il ne faut pas évoluer et ne pas tenir compte des révolutions dans les flux de création et de production que sont la transparence Adobe, la gestion de l'Unicode, le PDF, toutes les finesses qui font dire à mes "élèves" : "Tout est bien meilleur dans InDesign que dans XPress".
Quark affirme qu'il faut douze semaines à un infographiste pour faire son trou dans InDesign. Les chiffres d'après formation me disent plutôt une semaine ou deux !
Et Quark se permet de parler d'XTensions alors pourquoi il n'en parle pas dans les chiffres qu'il évoque ci-dessous ?
Et Quark se permet de parler d'AppleScripts alors que XPress ne gère les AppleScripts que depuis la version 5 (qui n'a pas du tout marché) et la version 6 n'est pas pleinement scriptable (affirmation des développeurs d'AppleScripts) alors que 98% d'InDesign est scriptable ?
Tout ce que vous avez pu lire jusqu'à présent n'étaient qu'hors-d'œuvre et gueuletons, le plus grave se trouve ici :

Si un grand groupe achète 200 mises à jour XPress, Illustrator et Photoshop, il payera les mises à jour vers les deux logiciels Adobe seulement 169 euros par logiciel. Si par contre il fait effectue une migration vers InDesign tout en mettant à jour Illustrator et Photoshop, il payera la mise à jour Illustrator 120 euros de plus et celle de Photoshop aussi 120 euros de plus ! Ah bon ? Les mises à jour vers Photoshop et Illustrator sont plus chères quand on les achète avec InDesign que quand on les achète avec XPress !?
D'autre part, Quark s'est permis de multiplier le prix d'une licence complète monoposte d'InDesign (1.310 euros) par 200 alors que chez Adobe, lorsqu'on achète 200 licences, elles ne coûtent que 500 euros pièce ! Donc le vrai chiffre n'est pas 262.000 euros mais 500 euros x 200 licences : 100.000 euros ! Sans parler de l'inexactitude des autres chiffres concernant Photoshop et Illustrator.
Remarquez aussi que XPress admet que la version 5 fut un fiasco puisque la mise à jour permet de passer de la version 4.
Il y a manifestement une volonté de Quark de tromper comme ils l'ont déjà fait récemment avec la polémique sur la gestion des documents longs. À la lecture de ce dépliant sur le salon Intergraphic 2005, un des membres d'Adobe France n'a pas exclu, anonymement, une action en justice pour publicité comparative mensongère.